Alternatives québécoises – Volet Algues

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Le Québec représente un endroit de choix pour la récolte et la culture d’algues marines. La qualité de l’eau, la variété d’algues et l’étendue de ses côtes font l’envie des joueurs de cette industrie menée par la Chine. En Asie, les algues sont principalement destinées à être consommées comme légumes alors qu’en Occident, on s’en sert surtout comme engrais et comme agents gélifiants (carraghénine, agar-agar, alginate), utilisée entre autres dans les desserts glacés, les yogourts, les bonbons, les flans et même dans les produits pour le corps, la peinture et les couches pour bébé. Et si on apprenait à intégrer ces légumes de mer à notre alimentation afin de profiter, non seulement de leur grande palette de saveurs, mais aussi de leurs nombreux bienfaits pour la santé?

Alternative au sel de table

Ce n’est plus un secret, une consommation excessive de sel peut causer de l’hypertension, des maladies du cœur et des AVC. Bien que les algues soient salées, elles contiennent deux composantes que le sel de table n’a pas: du potassium et ce que l’on appelle des peptides bioactifs. Tous deux contribuent à abaisser la pression artérielle. Une chercheuse de l’Université Laval travaille d’ailleurs au développement d’un fromage dans lequel le sel serait remplacé totalement ou partiellement par des algues (ou extraits).

Prenez l’habitude de saupoudrer des algues en flocons en fin de cuisson dans les soupes, les légumes cuits, les légumineuses, le riz, les pâtes comme alternative santé au sel. Mais n’en abusez pas non plus car les algues sont riches en iode et pourrait déclencher de l’hyperthyroïdie. 5 à 10 grammes d’algues séchées par jour sont recommandés. Si vous souffrez au contraire, d’hypothyroïdie, intégrez les algues à votre alimentation si ce n’est pas déjà fait!

Quatre algues à connaître


komburoyal

On retrouve le kombu royal (lasagne de mer ou laminaire sucrée) en abondance près des côtes gaspésiennes. Cette algue brune a une saveur iodée, légèrement sucrée et une texture croquante.

Caractéristiques:
– Riche en minéraux (calcium, potassium, sodium, magnésium) et en oligo-éléments (iode, fer, cuivre, zinc, manganèse)
– Riche en protéines
– Forte teneur en glucides
– Riche en fibres et en acide alginique (purifie le système digestif en éliminant les métaux lourds et autres toxines)
– Teneur importante en vitamines A, B2, B5, B9 et K
– Contient des polyphénols (antioxydants)

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– Salades
– Poisson, fruits de mer, tofu en papillote
– Légumineuses (les attendrit lorsque ajouté à l’eau de cuisson)
– Assaisonnements (exhausteur de goût)
– Sauce tomate (neutralise l’acidité)
Pesto
– Vinaigrette (agent épaississant)

wakame

Le wakamé atlantique est l’algue servie en salade dans les restaurants de sushis. Cette algue brune a un goût raffiné de noix grillée.

Caractéristiques:
– Riche en alginate (purifie le système digestif en éliminant les métaux lourds et autres toxines)
– Riche en minéraux et oligo-éléments (iode, cuivre, fer, potassium, manganèse, magnésium, calcium, phosphore)
– Source élevée de fibres
– Contenu intéressant en vitamines A, E, B2, B5, B9 et K
– Contient des polyphénols (antioxydants)

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– Salade fraîche avec vinaigre de riz, sauce soya, graines de sésame
– Poisson
– Soupe miso
– Mijotés
– Légumes à la vapeurs
– Tartare
– Assaisonnements (exhausteur de goût)


nori

Le nori de l’Atlantique est l’équivalent du Nori japonais utilisé pour les sushis. Cette algue rouge à une saveur délicate de champignon séché, goût fumé et boisé. Sa texture et son goût sont optimaux lorsqu’elle est grillée à basse température.

Caractéristiques:
– Algue la plus riche en protéines (35 à 50%)
– Contient des minéraux et oligo-éléments (fer, potassium, cuivre, zinc, manganèse, phosphore)
– Contient des vitamines (A, B1, B2, B6, B9, B12, C, E, K)
– Riche en oméga-3

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– Sauces
– Riz
– Soupe
– Tartare
– Poisson
– Omelette

dulse

Le dulse (bacon de mer) est davantage connu dans les provinces maritimes alors qu’il sert de chips dans les bars. Cette algue rouge a une saveur riche et poivrée, ainsi qu’une texture croquante à la sortie de l’eau et tendre après la cuisson.

Caractéristiques: 
– Riche en protéines (8-35 %) et riche en fibres
– Bonne source de fer, de magnésium, de calcium, phosphore et d’iode
– Bonne source de vitamines (A, B2, B3, B5, B9, B12, C, E)

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– Croustilles
– Sandwich BDLT, club sandwich (remplacement du bacon)
– Chaudrée
– Soupe miso
– Béchamel
– Sautés, macaroni chinois
Patates pilées
– Assaisonnements

Qui récoltent les algues au Québec?

Cueillette sauvage


Au Québec, une poignée de plongeurs dont Antoine Nicolas (Un Océan de saveurs) et Stéphane Albert (Varech Phare Est) est autorisée à cueillir des algues. En effet, il est interdit de récolter des algues toujours fixées à moins de posséder un permis et s’engager à respecter plusieurs règles afin de garantir le renouvellement de cette ressource. Non seulement les algues jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes marins, mais constituent, avec les plantes marines, le premier producteur d’oxygène sur Terre.

Il est toutefois permis de ramasser des algues échouées ou qui dérivent. Comme celles-ci ne sont pas toujours propres à la consommation, vous pouvez les utiliser comme engrais bio. En plus d’améliorer la texture du sol, les algues sont reconnues pour améliorer les rendements et la résistance des cultures. Des entreprises comme OrganicOceanPro-Algue MarineEngrais Acadie se spécialisent dans le domaine.


Que l’eau soit à 22˚C ou à -2˚C, Antoine Nicolas, Gaspésien d’adoption, enfile sa combinaison de plongée et part récolter les variétés du moment qu’il vendra fraîches ou qu’il fera sécher.


Algoculture

Des entreprises comme Merinov et Fermes Marines du Québec cultivent l’algue à partir de ses spores (graines). La vidéo à droite explique bien le long et complexe processus qui mène à la récolte en mer de volumineuses quantités d’algues brunes (laminaires). Comme la luminosité, la température de l’eau, le taux de nutriments et de salinité sont des facteurs qui influent sur la croissance des algues, ces entreprises sont toujours à la recherche des meilleurs endroits en mer pour optimiser leurs résultats. Source

Pour rentabiliser l’algoculture au Québec, des projets de valorisation de l’algue (développement de produits alimentaires, extraction de molécules) sont en cours dans plusieurs entreprises, établissements scolaires et Universités du Québec. On peut même se servir des résidus de l’algue pour créer un plastique biodégradable.



Les algues dans nos produits québécoises


Algues fraîches
– Un Océan de saveurs

Algues séchées
– Un Océan de saveurs
– Varech Phare Est

Assaisonnements 
– Gomasio du Phare Est de Varech Phare Est
– Poivres de mer et sels aromatisés Les Jardins de la mer

Pains aux algues
– Boulangerie Dufeu (Lac-Mégantic)
– Boulangerie Paingruël (Québec)
Boulangerie Mie Véritable (Carleton-sur-Mer)


Condiments
– Relish de mer et mélange à tartare de SALAWEG
– Vinaigrette La Kombu de Lökkö (kombu royal)
– Choucroute aux algues marines La Sirena et Kimchi La Chipotluda (kombu royal et wakamé) de Tout cru! Atelier de fermentation

Douceurs sucrées
– Caramel d’érable aux algues gaspésiennes de Croqu’Érable
– Tablette chocolat noir aux algues NORI grillées et chocolat ganache au kombu royal de Couleur chocolat


Bière et alcool
– Gin St.Laurent de la Distillerie du Saint-Laurent (kombu royal)
– Bière blanche Gose du Phare Est de la Microbrasserie Le Malbord (Ste-Anne-des-Monts)

Soins
– Gamme Hydraforce de Lise Watier (extrait de kombu royal qui aide à renforcer la barrière de la peau)
Boue de bain laurentienne (argile du Kamouraska et algues gaspésiennes) de la Savonnerie des diligences

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Alternatives responsables et «québécoises» – Volet Chocolat

Dans le dictionnaire, la définition de chocolatier est la suivante: Fabricant ou vendeur de chocolat. Un peu simple non? Si le chocolatier du coin vend bel et bien du chocolat, le fabrique-t-il réellement? La réponse: Probablement pas! La fabrication du chocolat est un travail de longue haleine qui débute sur les plantations et se poursuit à travers les différentes étapes de transformation de la fève de cacao. Pour plus de détails sur les étapes de production du chocolat, cliquez ici.

Chaque étape, à partir de la fermentation des fèves jusqu’au moulage, aura une incidence sur le goût du produit final. Alors, qui fabrique le chocolat?

Qui fabrique le chocolat?

1. Les fournisseurs

Les principaux géants du chocolat comme Barry Callebaut (Suisse), Cargill (É.-U.) et Blommer (É.-U.) approvisionnent la majorité des chocolateries, restaurateurs et transformateurs alimentaires de la planète, que ce soit en chocolat (liquide, pastilles, brisures, blocs à faire fondre) ou en cacao (beurre, poudre, masse, grué).

Le chocolat de couverture au Québec

C’est au Québec, plus précisément à Saint-Hyacinthe, que se trouve la deuxième usine en importance du leader mondial des fabricants de chocolat, Barry Callebaut. L’usine montérégienne produit 500 tonnes de chocolat par jour à partir des fèves de cacao de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Tout ce chocolat est destiné principalement à des transformateurs alimentaires, dont le groupe Kraft Heinz.

Bien que Barry Callebaut soit reconnu auprès des chocolatiers pour son chocolat de qualité, son usine produit aussi du chocolat composé (compound chocolate), c’est-à-dire un (faux) chocolat fabriqué avec de l’huile végétale plutôt qu’avec du beurre de cacao; dans ce cas-ci, de l’huile de palme.Source  Les avantages? Le chocolat composé d’huile de palme est facile à cuisiner (ne nécessite pas de tempérage) et lorsqu’il est ajouté à des biscuits, barres tendres et muffins, par exemple, il risque de moins fondre dans l’emballage ou sur les doigts. Il est aussi beaucoup moins dispendieux que le beurre de cacao. Les désavantages? L’industrie de l’huile de palme — je vais y revenir plus bas.

Fait étrange: 95% de la production de l’usine Barry Callebaut à Saint-Hyacinthe est exportée aux États-Unis.Source Pourquoi alors s’installer au Québec? Eh bien parce que le prix du sucre est plus bas ici que chez nos voisins du sud qui réglementent fortement ce marché et parce que le coût de notre électricité est plutôt bas. Source

2. Les fabricants commerciaux

Font partie de cette catégorie, les multinationales de l’agroalimentaire Mars, Nestlé, Mondelēz (anciennement Kraft Foods), Hershey, Ferrero, Lindt & Sprüngli. Leurs emballages sont colorés et invitants, leur marketing l’est tout autant, mais tout n’est pas rose derrière cette production de masse. Travail d’enfants, maigres salaires des cultivateurs, déforestation, défrichement illégaux : qu’en est-il?

En Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, on estime à 1 150 000 le nombre d’enfants exerçant des travaux dangereux liés à la production de cacao (une augmentation de 46% par rapport à 2008). Au Ghana, ils sont 880 000. Source  Des milliers sont même issus de la traite d’enfants en provenance des pays voisins comme le Burkina Faso. Des enfants peuvent être littéralement achetés pour quelques 230€ chacun afin de travailler en tant qu’esclave (non-payé) dans les plantations. Source   Même si le gouvernement ivoirien tente d’enrayer cette pratique, il est difficile d’enquêter dans des forêts isolées et de savoir si les enfants proviennent ou non de la famille des cultivateurs dans un pays où les mères ne déclarent pas toujours leurs naissances. Source

En 2015, une famille ivoirienne gagnait 0,50$ par jour pour son travail dans les plantations cacaoyères. Selon la banque mondiale: «une personne dont le revenu s’élève à moins de 2 dollars par jour est considérée comme vivant sous le seuil de pauvreté, et à moins de 1,25$, sous celui de l’extrême pauvreté.» Source  Le sort des petits cultivateurs ne va pas en s’améliorant; ils sont plutôt pris dans une spirale d’appauvrissement car, n’ayant pas les moyens de nourrir leur sol en bon engrais, les cacaoyers deviennent malades ou peu productifs. Source 

Afin de garder des prix bas et concurrentiels, la recette traditionnelle du chocolat commercial a changé: le cacao est souvent présent en moins grande quantité car dispendieux, le lait entier a été remplacé par des substances laitières, le beurre de cacao par l’huile de palme ou du PGPR (émulsifiant), un conchage (malaxage) de longue durée par de la lécithine de soja (émulsifiant) et la qualité des fèves (et optimisation de leur goût lors de leur transformation) par des arômes et/ou de la vanille. Pour l’esthétique, on y ajoute parfois du colorant et de la gomme-laque (vernis) pour la brillance.

Si les produits chocolatés peuvent contenter bien des gens côté goût, il y a cependant un sérieux coût environnemental et social lié à certains ingrédients qu’ils contiennent. Le plus problématique: l’huile de palme qui est généralement issue de la monoculture intensive pratiquée dans les principaux pays producteurs, l’Indonésie et la Malaisie. En Indonésie, plus d’un million d’hectares de forêt sont brûlés chaque année afin de transformer ces terres en plantations de palmiers à huile. Source  Résultat: les taux d’émission de gaz à effet de serre de ces pays ont explosé, la faune perd son habitat naturel ou meurt dans ces incendies (des espèces comme l’orang-outan et le tigre de Sumatra sont en danger critique d’extinction), les fermiers et les populations autochtones sont expropriés (vidéo) ou entraînés à travailler dans cette agro-industrie (ce qui contribue à la vulnérabilité alimentaire de ces populations dû au manque de diversification des activités agricoles).

Outré, le public a mené plusieurs campagnes appelant le boycott de produits contenant de l’huile de palme. Afin de redorer leur image, les principales multinationales agroalimentaires se sont converties à la certification RSPO pour une production d’huile de palme durable. Le hic? La majorité des sièges sur ce conseil est occupée par des joueurs déjà impliqués dans l’industrie de l’huile de palme (producteurs, transformateurs, multinationales, vendeurs, spéculateurs boursiers, investisseurs). En bref: ils s’autorégulent. De plus, cette certification ne règle pas l’essence du problème: l’huile de palme ne peut être durable si elle provient du saccage des forêts tropicales. Encore récemment, des incendies illégaux (ex: 20152016) permettront de transformer la forêt en de nouvelles plantations.

Le chocolat commercial au Québec

Fondée en 1913 à Toronto, les chocolats Laura Secord constituent un classique pour plusieurs générations de Québécois et de Canadiens. On a probablement tous un souvenir de centre d’achat mettant en vedette un manteau d’hiver trop chaud et une trop longue file d’attente devant le comptoir de crème glacée! Après de nombreux rachats, un passage aux États-Unis et une faillite, c’est maintenant les frères Jacques et Jean Leclerc (ex des Biscuits Leclerc) qui ont repris, en 2010, la marque Laura Secord et ses 113 boutiques à travers le pays. Depuis, l’ex-filiale des Biscuits Leclerc, Nutriart, fabrique une variété de chocolats Laura Secord à partir des fèves de la Côte d’Ivoire et/ou d’Amérique du Sud, du sucre, du beurre de cacao indonésien, de la vanille (ou arôme) et de la lécithine. Le tout est conché durant 15-16 heures. L’usine fabrique 50 tonnes de chocolat par jour et approvisionne toujours les Biscuits Leclerc en chocolat. Source

Ce chocolat s’avère un choix correct pour leurs bouchées de chocolats fourrés et confiseries chocolatées. Cependant, en ce qui concerne leurs tablettes à 4$, Lindt offre un meilleur rapport-qualité prix. Mais dans les deux cas, la vanille ajoutée vient fausser le goût réel du chocolat. Si on veut une tablette de chocolat de dégustation, vaut mieux investir davantage quitte à en manger moins souvent.

3. Les fabricants de chocolat indépendants

Ces artisans produisent en petite quantité du chocolat à partir de la fève.

Ce mouvement, appelé le bean-to-bar, vient avec une philosophie se résumant ainsi:

  • Culture éthique et commerce direct : le prix du cacao est déterminé par le marché boursier. Ce système bénéficie comme d’habitude aux banques et aux spéculateurs boursiers, mais aussi aux grands acteurs du chocolat qui signent généralement des contrats d’achat plusieurs mois à l’avance, lorsque les prix sont au plus basSource  Les producteurs de cacao, eux, vivent généralement dans la pauvreté avec un salaire instable. Si l’on prend le coût d’une barre de chocolat typique, moins de 5% de son prix leur est dédié. Source  Commercer directement avec les producteurs de cacao permet non seulement de les rémunérer adéquatement, mais permet aussi d’établir une relation à long terme avec eux. Comme le processus de transformation de la fève de cacao débute sur les plantations (lors de la fermentation et du séchage), il est maintenant possible pour le fabricant de chocolat de donner un feedback au producteur afin d’améliorer à tout deux leur produit. Source  Ce partenariat ne serait pas possible avec le cacao issu du sytème boursier car les fèves de différentes plantations et même de différents pays sont généralement mélangées dans un même lot et donc, complètement intraçables
  • Less is best : l’emphase est sur le cacao. Peu d’ingrédients, et que la meilleure qualité. Pas d’ingrédients compromis bon marché (huile végétale, lécithine de soja, arômes, etc.) comme il est habituel de retrouver dans le chocolat commercial.
  • Autodidacte perfectionniste : comme le café, chaque terroir de cacao possède ses particularités. Le chocolatier (fabricant) cherche à offrir le meilleur traitement pour chaque type de fèves lors des différentes étapes de transformations afin d’offrir la meilleure des expériences de dégustation. Si l’on utilise par exemple la variété de cacao nacional, on cherchera à faire ressortir ses notes florales (jasmin ou fleur d’oranger) durant l’étape de la torréfaction des fèves, du mélange des ingrédients et du conchage. Si l’on souhaite faire honneur au criollo, on voudrait faire ressortir ses notes de miel, de caramel et de noisette fraîche. Source
  • Confrérie : un lot de telles fèves d’un tel producteur vaut de l’or? Plutôt que de garder le secret, les fabricants de bean-to-bar se passent le mot. Ils s’aident aussi à trouver certains équipements rares et comment en patenter d’autres soi-même. On remarque un respect mutuel entre des artisans passionnés qui visent l’excellence et souhaitent ensemble partager leurs connaissances dans ce domaine trop peu documenté.
  • Transparence : contrairement à plusieurs chocolatiers-confiseurs qui laissent planer la fausse impression qu’ils fabriquent le chocolat qui constitue leurs bouchées, les fabricants de bean-to-bar sont fiers de montrer les coulisses de leur production à leurs clients, sur leur site et réseaux sociaux. Contrairement à la plupart des fabricants de chocolats commerciaux, les artisans de bean-to-bar afficheront sur leur site les ingrédients qu’ils utilisent.

Vous êtes du genre à apprécier le vin pour sa complexité et aimez explorer les différents cépages? Vous aimez la bière de micro brasserie parce que vous savez que des passionnés se donnent pour mission de créer des bières en repoussant les règles de l’art? Si vous aimez le chocolat et n’avez pas encore découvert l’univers du chocolat bean-to-bar, voici les six entreprises d’ici qui ont décidé de sauter le pas!

Le Bean-to-bar au Québec

Chaleur B Chocolat


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Chaleur B Chocolat est une entreprise familiale qui fabrique du chocolat artisanal de la fève de cacao à la tablette. Dany Marquis, qui torréfie déjà l’incontournable café spécialisé de la Brûlerie du Quai à Carleton-sur-Mer, a décidé de se lancer dans l’univers merveilleux et complexe du chocolat avec la même philosophie: commerce direct, transparence et ingrédients de première qualité.

Son chocolat noir est fait à partir de 3 ingrédients: Des fèves de cacao bio, du sucre et du beurre de cacao supplémentaire. Pour s’initier au bean-to-bar, rien de mieux que de commencer par sa tablette de Chocolat 70% Ouganda. Son Chocolat au lait 50% Ouganda plaira aux amateurs de chocolat au lait et les amateurs de chocolat blanc se délecteront de son Chocolat blanc Vanille de MadagascarLes artisans de bean-to-bar se consacrent peu au chocolat blanc, alors à vous la chance de goûter à l’un des rares chocolats blancs disponibles sur le marché sans huile de palme, lécithine de soja et arôme artificiel. Ses ingrédients: beurre de cacao pur premium, lait entier, sucre, gousses de vanille Bourbon de Madagascar.

Origines: Ouganda, Fiji, Madagascar, Nicaragua, Équateur, Grenade…

Originalités: Mokaccino, chocolat au lait, piment, vanille de Madagascar.

Prix: 5,75$ à 9,35$ pour 40g

Carleton-sur-Mer, Gaspésie
Boutique en ligne
chaleurb.com


Chocolaterie Eau de rose


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La chocolatière et Maman Karine Drolet s’est mise récemment au bean-to-bar après avoir appris les rudiments de la fabrication du chocolat à Hawaï. Dès son retour, elle achète les machines nécessaires à la transformation et se met à la recherche des fèves de cacao idéales cultivées avec éthique. Son choix s’arrête sur les fèves d’Arauca et de Tumaco qu’elle pourra directement importer d’une coopérative de la Colombie. En décembre 2015, elle débute la transformation des fèves de ces deux départements de la Colombie. Le résultat est surprenant: un même pays, deux tablettes aux goûts totalement différents.

La tablette 70% Arauca possède des notes florales et de fruits rouges. La tablette 70% Tumaco offre, quant à elle, des notes boisées avec un délicieux goût de noix. Dans les deux cas, les ingrédients se limitent à la fève de cacao, au sucre de canne brun biologique et au beurre de cacao pur. Le tout est conché durant 50 heures.

Origines: Arauca et Tumaco (Colombie)

Prix: 10,99$ pour 85g

Lotbinière, Chaudière-Appalaches
Boutique en ligne (Miss Choco)
eauderosechocolat.com



PALETTE DE BINE


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L’architecte et Maman Christine Blais a joint le mouvement bean-to-bar en 2013 en montant sa petite fabrique de chocolat dans son chalet de Mont-Tremblant. Ses tablettes ne sont faites qu’à partir de 2 ingrédients: la fève de cacao et du sucre de canne bio (ou sucre d’érable) afin de pouvoir apprécier pleinement les notes de chaque terroir. Je vous invite à écouter ce tête-à-tête avec l’artiste à Santé Tout Simplement.

Origines: Madagascar, Bolivie, Guatemala, Trinidad, Équateur, Vietnam, Kokoa Kamili en Tanzanie (médaillé d’or à l’Academy of Chocolate Awards 2016), Belize, République Dominicaine…

Originalités: Éclats de miel, sucre d’érable (médaillé d’argent à l’Academy of Chocolate Awards 2015), grué & chanvre, sapin, piments d’argile & sel de mer, fraises & bleuets séchés (selon les saisons).

Prix: 10,49$ à 11,79$ pour 70g

Mont-Tremblant, Laurentides
Boutique en ligne (Miss Choco)
Points de vente
palettedebine.com


Chocolats Monarque


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Daniel aime créer des accords de dégustation à même son chocolat. Vous trouverez le résultat de ses expérimentations fructueuses chez La tablette de Miss Choco.

Origines: Haïti, Öko-Caribe (République Dominicaine), Guatemala…

Originalités: Épices de Colmenero, huile de tangerine & infusion de cardamome, mocha…

Prix: 6$ pour 42g

Montréal
Boutique en ligne (Miss Choco)
facebook.com/chocolatsmonarque

Chocolats Privilège

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Le chocolatier-confiseur et membre du Chocolate Ambassador’s Club de Barry Callebaut, Ludovic Fresse a été l’un des premiers au Québec à expérimenter la fabrication du chocolat de manière artisanale. Il lança en 2013 son chocolat de variété crillo au goût assez acidulé. Cela restera une production assez marginale par rapport aux chocolats de Barry Callebaut qu’il utilise pour faire ses chocolats fins et autres produits chocolatés.

Origine: Soconusco (Mexique)

Originalités: Caramel & fleur de sel, piment d’espelette, fleur de sel.

Prix: 7,85$ pour 85g

Montréal
chocolatsprivilege.com

AVANAA

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AVANAA importe ses fèves de cacao de petites fermes et coopératives d’Amérique latine et les transforment en tablettes de chocolat dans son atelier-boutique du quartier Villeray à Montréal.

Origines: Kallari (Équateur), Zorzal (République Dominicaine), Pérou

Originalité: Grué

Prix: 7,50$ pour 65g

Montréal
avanaa.ca
Boutique en ligne

Et si on considérait le chocolat comme un produit d'exception?

Manger moins mais manger mieux

Le chocolat noir est bon pour la santé; il est rempli d’antioxydants et améliorerait les fonctions cognitives selon une étude américaine. Source  Mais, comme le chocolat est composé de gras et de sucre, il doit être consommé en quantité raisonnable. À noter que le pourcentage affiché sur une tablette de chocolat n’équivaut pas seulement au pourcentage de cacao, mais bien de cacao et de beurre de cacao. Donc si vous optez pour un chocolat noir à pourcentage élevé (85% à 100%) pour consommer moins de sucre, vous consommerez en revanche généralement plus de gras.

Aussi, le cacao reste une ressource qui voyage. La majorité des fèves de cacao est consommée par les pays du Nord. En attendant l’électrification des cargos, avions et camions, le transport du cacao et de ses produits dérivés sur des milliers de kilomètres contribue aux émissions de gaz à effet de serre.

Manger responsable

Si vous êtes un fervent de l’achat local, la meilleure alternative pour consommer des produits tropicaux (cacao, café, thé, épices, fruits) est d’en acheter auprès d’entreprises qui pratiquent un commerce direct, transparent avec des cultivateurs et coopératives qui travaillent dans le respect de la terre et de l’être humain. Vous ne verrez pas de certifications ou de logos le mentionnant sur l’emballage, mais vous aurez un produit qui n’est pas passé par le système de néocolonialisme économique dans lequel les cultivateurs doivent suivre les aléas du marché boursier, accepter les miettes laissées par les multinationales et ses nombreux intermédiaires.

«Le fait que les marchés du commerce et de la transformation soient dominés par quelques groupes tout-puissants est déterminant. Les nombreuses familles de petits paysans se trouvent ainsi face à cinq géants du commerce (Cargill, ADM, Barry Callebaut, Olam et Armajaro) et à cinq géants de la production du chocolat (Mondelez, Nestlé, Mars, Hershey et Ferrero). Ces rapports de pouvoir et la dépendance qui en résulte rendent toute négociation sur les prix presque impossible pour les petits paysans. Négocier serait pourtant extrêmement important, puisque le prix réel du cacao n’a pas cessé de baisser depuis les années 1950. Aujourd’hui, le cacao ne vaut même plus la moitié de ce qu’il valait il y a trente ans.» Source

Tous les problèmes mentionnés plus haut (exploitation d’enfants, maigres salaires des cultivateurs, déforestation) sont directement liés à la pression qu’on exerce sur les cultivateurs à travers le système actuel : une demande croissante du cacao pour un prix toujours plus bas. Comme les paysans n’ont pas les moyens de se payer des ouvriers, des enfants remplissent ce rôle. Les fermes «intensives», elles, ont recours à une masse de pesticides pour produire un maximum de cacao jusqu’à ce que leur sol s’épuise. Devant les dommages, ces producteurs défricheront de nouvelles terres.

À l’autre bout de la chaîne, on leur demande de ne pas faire travailler des enfants et de produire un cacao durable avec le même manque de moyens. C’est comme si on vous demandait de travailler toujours plus, mais blâmait votre dépendance à la caféine ainsi que votre manque de sommeil. La source de tous ces problèmes est évidente, mais le système actuel roule toujours même s’il déraille. Et si en tant que consommateur et/ou entrepreneur, on décidait de ne pas embarquer? Et si on considérait le chocolat comme un produit d’exception?

À visionner: Le reportage de la chaîne belge RTBF Le chocolat, de l’or en barre >>

Alternatives québécoises – Volet Eaux et Eaux pétillantes

Dans un monde idéal, l’eau ne serait pas un bien de consommation, mais comme notre ami le ruisseau dort encore dans une bouteille en plastique pour paraphraser Francis Cabrel, je vais vous présenter des choix d’eaux et d’eaux pétillantes un peu plus responsables puisque locales. Car, encore plus absurde que d’acheter une ressource qui nous est offerte gratuitement (ou presque) dans un contenant fabriqué à partir de gaz naturel et de pétrole, il y a:

1. Acheter de l’eau qu’on aura fait voyager outre-Atlantique alors que le Québec possède 3% des réserves mondiales d’eau douce renouvelable.

Pour se rendre à vous ces bouteilles d'eau ont parcouru - Québec

→ Marques populaires visées: FijiEvian, Perrier (Nestlé) et San Pellegrino (Nestlé)

2. Racheter aux multinationales Coca Cola et Pepsico, l’eau de notre aqueduc municipal qu’elles auront refiltrée et embouteillée.

PepsiCo utilise chaque année quelques 500 millions de litres d’eau de la ville de Montréal pour remplir ses bouteilles Aquafina (et boissons gazeuses) au prix de 0,001$ le litre Source — leur eau en bouteille se détaille à 2-3$/L.

→ Marques populaires visées: Aquafina (PepsiCo) et Dasani (Coca Cola)

3. Acheter à une multinationale étrangère notre propre eau de source.

Si au moins les redevances étaient descentes, mais le Canada est un véritable bar open pour les entreprises d’embouteillage. L’Ontario a accepté une redevance de 3,71$ pour chaque million de litres d’eau puisée par une entreprise d’embouteillage. Et malgré cette méga aubaine, Nestlé trouve injuste la restriction gouvernementale de ne puiser qu’1,13 million de litres par jour… et ce, même durant les sécheresses estivales — périodes durant lesquelles la population doit, selon la loi, restreindre sa propre consommation d’eau. Ce scénario est monnaie courante pour Nestlé. À l’heure actuelle, alors que la Californie connait sa pire sécheresse depuis 500 ans, l’entreprise continue de puiser d’énormes volumes d’eau à partir de l’aqueduc municipal de Sacramento.

En Colombie-Britannique, l’usine de Nestlé peut puiser 265 millions de litres par année sans avoir à verser de redevance. Seul un «frais d’administration» de 2,25$ par million de litres puisés sera demandé dès 2016. Si cette annonce en a révolté plus d’un, le gouvernement se dit fier: “BC has never engaged in the selling of water as a commodity.” Source  Honorable principe en théorie, mais une multinationale des plus controversées, faisant des dizaines de milliards de profit par année, va s’en charger pour ses propres intérêts. Précisons que le gouvernement n’est pas là pour faire des profits avec l’eau; il est là pour protéger la ressource. Ainsi, une redevance (ou un frais d’administration) plus élevé permettrait de couvrir les coûts sociaux et environnementaux (gestion, cartographie hydrogéologique, conservation de l’eau), financer la recherche et l’innovation, et faire de l’éducation (mise en valeur, conscientisation).

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Redevances sur l’eau (par milllon de litres)

Si le Québec et la Nouvelle-Écosse semblent faire meilleure figure avec ses 70$ et 140$ par million de litres d’eau, notons que l’entreprise Fiji Water paie des redevances de 60 000 à 80 000$ US par millions de litres d’eau puisée au gouvernement fidjien! Source

Mais la situation n’est en rien comparable à celle des pays où l’eau se fait plus rare. À Bhati Dilwan, au Pakistan, l’usine de Nestlé a tellement puisé de grands volumes d’eau qu’elle a contribué à la baisse du niveau de la nappe phréatique de la région, rendant les puits du village voisin inutilisables. Ce village a déposé en 2009 une pétition à Nestlé Pakistan afin d’avoir accès à l’eau potable comme auparavant. Cette pétition est demeurée sans réponse jusqu’à ce que le documentaire Bottled Life (2012) dénonce la situation. Prévue pour 2012, leur installation d’eau potable a finalement été complétée à l’été 2014. Entre temps, les habitants de Bhati Dilwan ont fait de leur mieux pour éviter les agents pathogènes en faisant bouillir l’eau qu’ils trouvaient. À noter que les bouteilles d’eau Nestlé sont abordables au Pakistan que pour les classes plus aisées.

→ Marques populaires visées: Nestlé Pure Life & MONTCLAIR (Nestlé)

 

Propriétés Hors-Québec

Aquafina (PepsiCo)
Eau traitée déminéralisée

Sièges sociaux:
Purchase, NY, É.-U. (PepsiCo)
Mississauga, ON (PepsiCo Canada)

Source et embouteillage pour le Québec (et les Maritimes): Aqueduc de Montréal

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Dasani (Coca Cola)
Eau traitée reminéralisée

Sièges sociaux:
Atlanta, GA, É.-U. (Coca Colas Inc.)
Toronto, ON (Coca Cola Canada)

Source et embouteillage pour le Québec: Aqueduc de la ville de Brampton, ON

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Nestlé Pure Life (Nestlé)
Eau de source filtrée

Sièges sociaux:
Vevey, Suisse (Nestlé)
Guelph, ON (Nestlé Waters Canada)

Source et embouteillage pour l’Est du Canada: Aberfoyle (Guelph), ON

suisse


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MONTCLAIR (Nestlé)
Eau de source naturelle

Sièges sociaux:
Vevey, Suisse (Nestlé)
Guelph, ON (Nestlé Waters Canada)

Source et embouteillage pour l’Est du Canada: Aberfoyle (Guelph), ON

suisse

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Evian (Danone)
Eau de source naturelle [importée].

Siège social:
Évian-les-Bains, France

Source et embouteillage:
Évian-les-Bains (Alpes française), France

france

eska

ESKA (Eaux vives water)
Eau de source naturelle

Siège social:
Toronto, ON

Actionnaire majoritaire:
Morgan Stanley strategic investments (New York, É.-U.)

Source et embouteillage: Saint-Mathieu-d’Harricana (Abitibi), QC

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Naya (Les Eaux Naya)
Eau de source naturelle

Siège social:
Montréal, QC

Actionnaire majoritaire:
Laurentians Acquisition Corporation (Toronto, ON)

Source et embouteillage: Mirabel, QC

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labrador

Labrador (AquaTerra)
Eau de source naturelle déminéralisée

Siège social: 
Mississauga, ON

Bureau des ventes et distribution régionale:
Anjou, QC

Source et embouteillage pour le Québec:
Athelstan (Montérégie), QC et Nicolet (Centre-du-Québec), QC

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Sources du Québec utilisées pour l'embouteillage

100% Québécoises

Amaro

Eau de source naturelle et eau de source déminéralisée

L’entreprise familiale québécoise débute modestement ses opérations en 1972 pour devenir l’une des plus importantes compagnies d’embouteillage d’eau de source naturelle au Québec.

Source, embouteillage et siège social:
Saint-Cuthbert (Lanaudière), QC

amaro

Autres marques québécoises (distribution régionale)


nutricor

everest

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limpide

Alternatives vertes

L’étiquette de pureté accolée à l’eau en bouteille est très bien collée — l’oeuvre d’un excellent travail marketing comme on peut le voir avec cette vidéo.

Mais qu’y a-t-il de si pur et naturel dans une bouteille d’eau?

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CycleVieBout_all

Sources et détails complets sur ecosynthese.com

– Certainement pas son cycle de vie. Pour arriver jusqu’à vous, une bouteille d’eau d’un litre a nécessité 1/4 de litre de pétrole (fabrication de la bouteille, transports) et 2 litres supplémentaires d’eau (assainissement, embouteillage). Si la bouteille est chanceuse, elle termine sa vie au centre de tri et revit partiellement sous une autre forme. Sinon, elle prend un minimum de 450 ans avant de se décomposer.

– Son eau? Selon Santé Canadales normes de qualité qui s’appliquent à l’eau embouteillée et à l’eau municipale sont similaires. Similaires peut-être… tant que l’on ne compare pas la fréquence à laquelle les tests de qualité sont effectués! L’Agence canadienne d’inspection des aliments (qui relève de Santé Canada) procède à l’inspection des usines d’eau embouteillée canadiennes, qu’une fois tous les trois ans. Le reste du temps, les tests sont laissés entre les mains des entreprises d’embouteillage et leurs résultats n’ont pas à être rendus public.Source Au Québec, la règlementation est plus sévère: Nul ne peut embouteiller une eau, vendre ou distribuer une eau embouteillée si celle-ci ne répond pas aux normes qualitatives et aux conditions de production ou de distribution des eaux prévues dans ce règlement. Les tests sont effectués à chaque année en présence d’un représentant du Ministère et l’entreprise est tenue d’inscrire sur ses étiquettes des informations détaillées telles le type d’eau, sa provenance et sa concentration en sels minéraux et autres éléments chimiques.

Quant à l’eau des municipalités, les tests sont effectués de manière continue, 7 jours sur 7 et en cas de contamination, un avis est émis sur le champ.

Alternative à la maison

Si le système d’aqueduc de votre municipalité laisse à désirer ou que l’eau de votre puit est contaminée, ne vous résignez pas à acheter de l’eau en bouteille jusqu’à la fin de vos jours. Faites plutôt pression sur vos élus. On se doit de veiller sur la qualité de notre eau et de s’assurer qu’elle demeure une ressource commune partagée. Car là où il y a des réseaux d’aqueduc déficients, arrive «en sauveur» des usines d’embouteillage comme Nestlé profitant de la situation en vous vendant une ressource essentielle à fort prix.

Si l’eau de votre robinet goûte le chlore, laissez-la reposer quelques heures au frigo; il s’évaporera. Sinon, les filtres Brita, Santevia & OVOPUR font bien ce travail en plus de réduire la concentration de plomb, de mercure et de cadmium pouvant être présents dans l’eau.

Alternative à l’extérieur

Pensez à apporter votre bouteille d’eau avec vous lorsque vous sortez, mais pas n’importe laquelle! Vous pourriez être tenté de réutiliser vos bouteilles de plastique vide afin de leur donner quelques vies supplémentaires, mais Santé Canada ne le recommande pas. Une bouteille mal séchée et laissée à la chaleur favorise la croissance de bactéries.

De plus, le plastique n’est pas un matériau inerte. Il peut donc interagir avec son contenu et y libérer des métaux lourds et substances chimiques. Penchez plutôt vers le verre ou l’acier inoxydable. L’entreprise québécoise aquaovo propose de superbes bouteilles en verre avec étui protecteur en silicone. Les plus aventuriers apprécieront la bouteille ALTER EGO permettant de filtrer votre eau à partir de sources plus ou moins recommandables.

Aussi, pensez à demander plus de fontaines publiques dans votre quartier et les lieux que vous fréquentez.

 

Eaux pétillantes

Voici quelques alternatives locales à la populaire eau pétillante de Nestlé et aux eaux Perrier et San Pellegrino, toutes deux propriétés de Nestlé également, qui traversent l’Atlantique pour satisfaire une vieille habitude de consommation.

Eau minérale naturelle gazéifiée

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SAINT-JUSTIN 

Saveurs: Naturelle, citron

Siège social:
Montréal, QC

Source et embouteillage:
Saint-Justin (Mauricie), QC

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MONTELLIER

Saveurs: Naturelle, citron

Siège social:
Alex Coulombe ltée, Québec, QC

Source:
Saint-Jean-sur-Richelieu, QC

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Abénakis

Taux hautement élevé en minéraux

Siège social:
Breuvages Bull’s Head, Richmond, QC

Source et embouteillage:
St-François du Lac (Centre-du-Québec), QC

Eau de source gazéifiée

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Saveurs: Naturelle, citron, orange, canneberge

Siège social:
Toronto, ON / propriété de la banque d’investissement Morgan Stanley, NY

Source et embouteillage:
Saint-Mathieu-d’Harricana (Abitibi), QC

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Saint-Élie

+ marques maisons de Métro, Proxim et Uniprix

Saveurs: Naturelle, citron/lime et fraise/framboise

Siège social:
Montréal, QC

Source et embouteillage:
Saint-Elie-de-Caxton (Mauricie), QC

Gagnant du prix de la meilleure eau gazéifiée à boire en Amérique du Nord en 2012.

Eaux minéralesEau de source vs eau minérale

Toutes deux proviennent d’une source souterraine. L’eau de source contient moins de 500 ppm (parties par million) de minéraux dissous. L’eau minérale contient plus de 500 ppm de minéraux dissous. Toutes deux peuvent être plates ou pétillantes.

Les eaux minérales contenant plus de 600 ppm de bicarbonate (HCO₃) favorisent la digestion.

 * Les Sources Saint-Élie embouteillent aussi les marques maisons de Métro (Selection), Proxim et Uniprix (Option+).

 

Alternatives vertes

Si vous êtes de grand consommateur d’eau pétillante, l’achat d’une machine à soda (machine gazéifiante) pourrait être économique en plus d’être écologique. Si dans votre foyer, vous avez l’habitude de boire 2-3 bouteilles par semaine, vous rentrerez dans votre argent au bout de 2 ans avec la populaire machine SodaStream. Passez votre tour si vous boycottez les produits israéliens ou, vous pouvez opter pour une machine similaire.

Pour les buveurs occasionnels, il est préférable d’opter pour les bouteilles en verre versus celles en plastique. Dans une bouteille de verre hermétique, l’eau se conserve 2 ans sans que sa qualité et son goût ne soit altéré. De plus, le verre est recyclable à 100 % et ce, à l’infini.

 

Alternatives québécoises – Volet spiritueux

On a souvent nos bonnes vieilles habitudes quand vient le temps d’acheter un produit à la SAQ. Un Bailey’s, une Absolut Vodka, un Beefeater; on y va avec des valeurs sûres. Mais le Québec n’a rien à envier en matière de spiritueux et en cette période d’austérité imposée, boire pour oublier, acheter Québécois est une manière toute simple de stimuler notre économie. Alors voici mes suggestions de spiritueux québécois:

Boissons à la crème

Alternatives au Bailey’s et à l’Amarula pour un prix similaire.

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Sortilège Crème d’Érable
– La Maison des Futailles

Boisson à la crème (érable) 17%
27,95$ (750 ml) – 38,50$ (1,14 L)

Mélange de sirop d’érable pur et de crème fraîche auquel est ajouté une touche de whisky canadien.


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Domaine Pinnacle Crème
Boisson à la crème (pommes)  15%
30,75$ (750 ml)

Mélange de crème fraîche, de cidre de glace et d’épices.

Dry Gin

Alternatives au Beefeater, Bombay Sapphire, Hendrick’s, Gordon’s, Tanqueray pour un prix plus élevé.


 piger

Piger Henricus
Les distillateurs subversifs – Latitude45
Dry Gin 43%
30,75$ (500 ml)

La micro-distillerie s’est alliée à La Société des plantes de Kamouraska pour créer ce gin au panais aux effluves de baie de genièvre, de coriandre et de zeste de citron.

 ginneige

Gin de Neige
La Face Cachée de la Pomme (CidreCo)
Genièvre aromatisé 43%
30,75$ (500 ml)

Élaboré en petit lot à Hemmingford par la cidrerie La Face Cachée de la Pomme, ce gin aromatisé est issu d’un assemblage inédit avec l’eau de pomme récupérée de la production du Cidre de Glace NEIGE. Il révèle un goût raffiné grâce à une sélection d’aromates et d’herbes sauvages du Québec: baies de genévrier, mélilot, épinette blanche et lichen.

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Gin Canopée
Distillerie Mariana
Dry gin 40%
35,00$ (750 ml)

Avec ce gin forestier, vous aurez, en bouche, des notes boisées, légèrement fumées (bois d’érable, bois de chêne), une délicate infusion boréale (genièvre, épinette noire, thuya) ainsi qu’un soupçon de vanille.

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MADISON PARK (1769 Distillery)
Dry Gin 40%
40,00$ (750 ml)

Élaboré de façon artisanale selon une recette classique, il est dominé par les baies de genièvres, avec un soupçon de fleur d’oranger et neuf plantes qui lui confèrent une finale nette et lisse.

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St. Laurent (Distillerie du St. Laurent)
Dry Gin 43%
48,25$ (750 ml)

Le dry gin St. Laurent, distillé à Rimouski, est fait à partir de dix aromates dont des baies de genièvre, des racines de réglisse et d’angélique, de l’écorce de casse, des pelures d’oranges amères et de citrons. Sa couleur vient de la laminaire, une algue jaune-verdâtre qui a macéré dans le gin en fin de processus. Cela lui donne aussi son petit goût iodé.

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romeo’s gin
Dry Gin 46%
38,50$ (750 ml)

Des créateurs de Pur Vodka, ce gin dévoile des saveurs de genièvre, concombre, aneth, lavande, amande et citron.

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CIRKA
Dry Gin 40%
46,50$ (750 ml)

Ce gin sauvage à base de maïs du Québec contient plus de 30 aromates qui lui confèrent un bel équilibre entre les notes florales, fruitées et de conifère.

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Gin RADOUNE
Dry Gin aromatisé 41,75%
42,00$ (750 ml)

Ce gin gaspésien est aromatisé de quatre différents champignons sauvages, de poivre crispé et évidemment, de baies de genièvre.

Vodka et Vodka Premium

Alternatives à l’Absolut Vodka, vodka Belvedere et Grey Goose.


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Pur Vodka Ultra Premium
Vodka 40%
43,00$ (750 ml)

Première vodka 100% québécoise, elle est élaborée avec du maïs et de l’eau de source au nord du Lac Beauport.  Elle obtient de nombreuses médailles dont le titre de «meilleure vodka au monde» au prestigieux concours World Vodka Masters.

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Amarok Vodka (Les Vergers Lafrance)
Vodka aromatisée 40%
39,75$ (750 ml)

La vodka Amarok vient d’un mariage de pommes (Honeycrisp et Melba) macérées dans un alcool de maïs canadien et de l’eau de source du domaine. Ne vous laissez pas rebuter par le terme «aromatisé» car le goût de la pomme est très subtil et naturel.

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Azimut Vodka
Distillerie Mariana
Vodka 40,3%
28,20$ (750 ml)

La vodka Azimut sort des sentiers battus en alliant le sarrasin, l’orge et le maïs.


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CIRKA TERROIR (Distillerie Cirka)
Vodka 40%
43,50$ (750 ml)

Vodka à base de maïs québécois au goût délicat laissant planer un arôme subtil de réglisse et de caramel. Elle a remporté une médaille d’or au World Vodka Masters 2016.

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MVODKA (1769 Distillery)
Vodka 40%
40,75$ (750 ml)

Médaillée d’argent au San Francisco World Spirits Competition 2016, cette vodka montréalaise est faite à partir de maïs québécois et canadien. Elle est distillée quatre fois et mélangée à l’eau pure du Québec.

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Kamouraska Vodka
Vodka 40%
20,60$ (750 ml)) – 33,25$ (1,14 L) – 47,75$ (1,75 L)

Distillée trois fois à partir des meilleurs grains et d’une eau d’une grande pureté, Kamouraska Vodka est filtrée au charbon pour offrir un goût exceptionnellement doux. Des versions arômatisées sont également offertes: épices, bacon, crème glacée, érable.


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Boris Vodka
Vodka 40%
40,50$ (750 ml)

Médaillée d’argent au San Francisco World Spirits Competition 2013.

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M.A. Signature
Vodka 40%
40,00$ (750 ml)

Vodka préparée à partir de grains canadiens, la Signature vodka a la particularité d’être infusée de curcuma, ce qui aurait des vertus pour soulager la gueule de bois.

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Nabazo
Vodka aromatisée à l’érable 40%
35,50$ (750 ml)

Première vodka aromatisée à l’érable produite au Québec, cette vodka triple distillation est créée à partir de maïs canadien et de sirop d’érable québécois.


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OSHLAG
Vodka aromatisée 40%
34,25$ (500 ml)

Distillée à base de maïs et de millet, la vodka OSHLAG met en vedette le houblon cascade. Elle présente des notes de pamplemousse, de poire et de résine de pin.

Eau-de-vie

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Pure Légende (Les Vergers Lafrance)
Eau-de-vie 42%
39,25$ (500 ml)

Créée dans un alambic Stupfler en cuivre, leur eau-de-vie de pommes libère des arômes de pommes, de poires, de bananes et de prunes ainsi que des notes caramélisées.

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B.02.080 (Les distillateurs subversifs)
Eau-de-vie 40%
Commande privée (750 ml)

La B.02.080 est un assemblage d’eau-de-vie distillée à partir des pommes de leur verger, d’alcool neutre et d’eau de source.

Liqueurs

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Sortilège
Mondia Alliance
Liqueur à base de whisky canadien 30%
25,70$ (375 ml) – 33,75$ (750 ml)

L’harmonie parfaite entre le Whisky et le sirop d’érable. Un classique pour les Québécois, un incontournable pour les touristes.

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Piger Henricus Réduit
Les distillateurs subversifs – Latitude45
Liqueur à base de gin 23%
33$ (750 ml)

Inspiré de la tradition québécoise, ce réduit est fait à partir du gin Piger Henricus et de sirop d’érable pur.

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Crème de cassis Monna & Filles
Crème de cassis 19,5%
25,25$ (375 ml)

Concoctée à partir des baies de cassis cultivées sur leur domaine de Île d’Orléans, cette crème de cassis est la meilleure au monde selon Daniel Pinard et la préférée de Martha Stewart!

Mistelle de pomme

Alternative au pommeau français.

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Neige Noir ambre du Québec
La Face Cachée de la Pomme (CidreCo)
Mistelle de pomme 18%
60$ (500 ml)

Vieilli trois années en barriques de chêne, cet ambre offre au nez une odeur de raisins de Corinthe, de rhum ambré, de figues, de dattes, de gâteau aux fruits, de pruneaux et d’oranges confites. Au goût, on y dénote la noix de grenoble et la cire d’abeille.

NEIGE NOIR est libéré une seule fois par année. Offert en édition limitée.

Whisky

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L’Essence du Single-Malt
Maison Sivo
Single Malt Whisky 42%
44,50$ (750 ml)

Installée en Montérégie, la famille Sivo distille L’essence du single malt à base d’orge locale. Élevé dans deux types de fûts de chêne, ce whisky dévoile des notes herbacées et florales ainsi que de subtils accents boisés.

Vermouth

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Rouge Gorge
Domaine Lafrance
Vermouth de pomme 18%
24,75$ (750 ml)

Premier Vermouth de cidre québécois réalisé à partir cidre et d’eau-de-vie de pommes du Domaine, spécialement conçus pour l’élaboration de ce doux vermouth. Vous retrouverez un mélange d’herbes et d’épices classiques du Vermouth ainsi que des inédits comme le thé du labrador.

N’hésitez pas à laisser vos suggestions!